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Culture

Cet été, le paysage sort des clichés

La biennale internationale de la photographie contemporaine, « Summer of photography », organisée tous les deux ans à l’initiative de BOZAR, se tiendra du 14 juin au 16 septembre 2012 au Palais de Beaux-Arts de Bruxelles, de même qu’en d’autres lieux bruxellois, tels Tour & Taxis ou encore la Centrale Electrique et le Centre culturel Jacques Franck.
Expositions, symposiums et conférences feront la part belle au fil conducteur de cette année, à savoir le paysage, d’Europe et d’ailleurs. Outre Bruxelles, des villes comme Charleroi, Anvers, Knokke, Ostende et Hornu recevront la visite de l’été de la photographie.

Sense of Place, événement phare de cette 4ème édition de « Summer of photography », réunira plus de 160 oeuvres de 40 photographes issus de tous les pays de l’Union européenne. Tout en soulignant le lien qui unit l’Homme à son environnement, naturel ou urbain, au niveau régional ou national, ils dévoileront, au-delà des stéréotypes pittoresques et romantiques souvent associés à l’art du paysage, leurs propres vision et conception des paysages européens dans leur variété.

Dans le cadre et le prolongement de l’exposition, BOZAR organise également, le 14 juin à 14 heures, un grand symposium intitulé Meet the artists sur la photographie de paysage en Europe. Participeront à l’événement : Liz Wells (curateur) et quelques photographes de Sense of Place, dont Massimo Vitali (Italie), Pedro Cabrita Reis (Portugal), Celine Glanet (France), Vessalina Nikolaeva (Bulgarie), Mishka Henner (Belgique), Philippe Durand (France).

Enfin, le 16 juin 2012 à 18h30, Pavel Banka, célèbre photographe tchèque, donnera, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, une conférence sur le thème de la photographie de paysages en République tchèque.

Sense of Place du 14 juin au 16 septembre 2012, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

« Pour un monde durable »

Autre expo, autre lieu : à Tour & Taxis, la 9ème édition des Rencontres de Bamako sera à l’honneur. Sur le thème de « Pour un monde durable », il sera là aussi question de paysages, plus précisément de ceux mettant en scène la situation environnementale du continent africain.

Photo : Nyani Quarmyne – série Climate Change

« L’érosion des côtes et des rives du Ghana n’est pas un phénomène nouveau. Ce qui l’est en revanche, c’est l’accélération drastique et récente du phénomène, qui emporte les habitations et réduit les sources de revenus à néant. D’après certains experts, cette situation présage du sort qui attend un grand nombre de capitales de la côte de l’Afrique de l’Ouest, en raison de la montée inexorable du niveau de la mer. Les habitants de communautés proches de l’estuaire de la Volta – photographiés par Nyani Quarmyne, n’ont absolument aucun endroit où aller, et se retrouvent pris au piège entre les lagons ou les terrains privés et la menace de la mer ». (Nyani Quarmyne nous livre sa vision du phénomène dans sa série Climate Change).

Les dimensions et les enjeux écologiques ne sont plus l’apanage des seuls visionnaires, mais font maintenant figure de favoris dans la liste des thèmes mis en débats. Rien de tel donc pour cette biennale de photographie contemporaine qu’une thématique qui le soit tout autant.

Pour ces Rencontres, photographes et vidéastes ont été conviés à témoigner, à dénoncer et à identifier des axes d’action, de même que des signes de résistance dans la quête et la construction d’un monde durable. Les différentes oeuvres présentées tendent à approcher la thématique tant à travers des démarches documentaires et journalistiques que par des récits davantage métaphoriques et fictionnels. Ces démarches témoignent de l’engagement politique et social des artistes ayant pris part à l’événement.

L’exposition est également l’occasion de mettre en exergue une photographie africaine créatrice et dynamique.

En effet, la variété des sujets et des langages choisis donne pleinement la mesure de l’effervescence et du renouveau permanent de la scène photographique africaine, avec notamment l’émergence d’une nouvelle génération qui invente ses propres codes d’expression.

Au Mali, Les Rencontres de Bamako ont eu lieu du 1er novembre 2011 au 1er janvier 2012. Elles offrent aux artistes des opportunités exceptionnelles de rencontres, non seulement entre eux, mais aussi avec les professionnels du secteur en provenance du monde entier: conservateurs, galeristes, commissaires d’exposition, collectionneurs et journalistes.

De plus, les Rencontres de Bamako favorisent fortement l’apparition d’événements nationaux et régionaux dédiés à la photographie. Cela aboutit, sur le continent africain, au développement d’un travail en profondeur permettant de hisser la création photographique à un niveau tel, qu’il place cette expression artistique contemporaine comme l’une des plus en vue. Par ailleurs, l’aspect itinérant des expositions à travers le monde contribue à asseoir, au plan international, l’image d’une photographie africaine créatrice et dynamique. (Sources : Rencontres de Bamako).

Les Rencontres de Bamako feront escale à Tour & Taxis, Bruxelles, du 14 juin au 28 août 2012.

A propos de Bruxelles, son paysage urbain nocturne sera mis en lumière dans le cadre de l’exposition, du 14 juin au 16 septembre 2012 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, du projet PÔZE. Photographes amateurs et professionnels ont arpenté leur ville des nuits durant, sous la direction de Vincent Beekman, à la recherche des meilleurs clichés nocturnes, avec comme objectif, l’exploration des frontières au sein même de la ville…

La Centrale Electrique proposera, à partir du 27 juin et exceptionnellement jusqu’au 30 septembre 2012, un voyage dans le mystère de la représentation et de la perception. L’exposition intitulée Mindscape, « ou comment rendre visible l’invisible. Echafaudée en plusieurs chapitres, cette exposition apporte une lecture subjective et intuitive de la représentation photographique de l’humain et du paysage ».

Photo : « Chalandriani » de Panos Kokkinias

Pour terminer ce tour d’horizon, un petit coup de coeur a priori, en ces temps où l’on parle beaucoup de la Grèce en termes fort tristes, pour l’exposition de Panos Kokkinias. Ses oeuvres sont décrites comme étant à la fois intemporelles et contemporaines. De par son sens du mystère, l’artiste suggère l’atmosphère et ouvre au visiteur les portes de l’interprétation, par exemple sur la photo ci-contre : qui est-elle ? Que fait-elle ? Est-elle d’ailleurs bel et bien le sujet de la photo ou bien est-elle l’élément qui permet de donner toute sa grandeur à l’environnement ? A voir, ai-je bien envie de dire, du 14 juin au 16 septembre 2012 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Ne sont présentés ici que quelques-uns des événements de l’Eté de la photographie 2012, dont le programme complet est disponible sur le site de « Summer of photography ».

N.B. : Version longue de l’article publié le 19 juin sur Journal Europa

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